samedi 27 novembre 2010

Critique de "The Polyglot Project"

Voici une traduction de la note précédente.  Je l'ai mis aussi sur Lang-8 si vous voulez faire des corrections.  Merci!

En mai, Claude “syzygycc” Cartaginese a mis en ligne une vidéo et a sollicité des chapitres pour un livre. Il voulait rassembler les expériences et les méthodes d’apprentissages d’autant d'apprenants des langues que possible. Cinq mois plus tard, "The Polyglot Project" est sorti et disponible pour téléchargement gratuit. Claude a fini par rassembler 43 histoires stimulantes sur 524 pages. Les articles vont des petits mots de deux pages jusqu’à de longues entrées de Mike “Glossika” Campbell (50 pages) et David “Huliganov” James (100 pages), avec la plupart d'environ 10 pages. La police de grande taille fait augmenter le nombre de pages, mais rend le livre plus facile à lire sur un écran.

J’avais hâte de lire ce livre pas parce que je trouve les vies des autres intéressantes (je n’aime pas les biographies) mais parce que je voulais en tirer les points communs. Nous entendons jour après jour les mêmes histoires des blogueurs importants dans la communauté d’apprentissage des langues et je voulais savoir si ces thèmes se trouvent aussi dans la vraie vie. En lisant les articles, une chose s’est fait voir: les membres viennent de partout, en comparaison avec le stéréotype d’un utilisateur de Reddit, par exemple.

Quelles tendances ai-je aperçues? D’abord, tous les articles sont remplis d’enthousiasme pour les langues et l’apprentissage. J’ai vu souvent certains mots: le désir, la fascination, l’obsession, la passion, la curiosité. Un certain nombre d’étudiants dit que les langues ne leur intéressent pas, ou bien qu’ils avaient essayé d’apprendre une langue à l’école, mais qu'ils n’avaient pas réussit. Il leur a fallu un évènement clé pour mettre le feu aux poudres de leurs volontés. C’était peut-être une chanson, une rencontre accidentelle, un voyage à l’étranger. Dans presque tous les cas, leurs curiosités s’éveillent et ils se disent « Il faut absolument que j’apprenne cette langue». Je pense que personne ne dit «Je suis doué pour les langues»; c’est toujours «Je suis passionné par X». C’est cette volonté, cette passion qui garde les apprenants sur la bonne route. Apprendre une langue, ce n’est pas facile et il en compte bien beaucoup de travail. Il n’y a pas de balle en argent, comme on dit.

Mais, si vous êtes passionné, le travail n’est pas comme du travail, ou du moins le travail dur est plus agréable. Ce n’est pas du travail si c’est amusant. Ça vaut la peine de noter ici la vidéo de FluentCzech "Become a Polyglot in Minutes not Years" parce que la «chute» (qui est aussi répétée dans son article) s’y intègre parfaitement.

Si on me demandait, je dirais qu’être «doué» pour les langues, c’est juste être «hypermotivé». C’est la discipline de ne pas laisser tomber les études et la motivation pour continuer à travers les périodes frustrantes. C’est la passion pour le contenu, la culture, et les gens qui en vaut la peine. Je cite l’article de Stu Jay Raj, «Je ne veux pas apprendre une langue pour m’exprimer. Je l’apprends pour découvrir tout sur les gens qui la parlent.»

Il est intéressant aussi de comparer les histoires d’études sans motivation. Si on étudie juste assez pour réussir le cours, la motivation se diminue aussitôt qu’on a terminé l’examen. Mais ceux qui sont passionnés n’ont pas limité leurs études à l’école. Les gens qui n’étudient qu’à l’école ont tous échoué, systématiquement, à atteindre la maitrise de leur langue cible.

Ceci est en rapport avec un autre point que j’ai vu plusieurs fois: on n’a pas besoin de cours chers pour apprendre une langue. En fait, les gens qui les achètent se plaignent du fait que ces cours ne marchent pas. Il y en a qui ont réussi avec quelques Cds, un livre ou deux, un dictionnaire, et la radio, les forums, et les sites web disponibles gratuitement sur Internet.

Il y a aussi des messages des gens qui ont eu la chance d’être exposés à nombreuses langues comme enfant, et donc ont voulu devenir polyglottes. Cependant, ce n’est pas qu’ils ont eu des domestiques qui leur parlent tous dans une langue différente, mais que c’était en écoutant ces langues qu’ils sont devenus plus curieux. Cité une enfance internationale comme «la raison» telle ou telle personne est bilingue cache le fait que c’est quand même beaucoup de travail. Les langues ne s’apprennent pas plus facilement, mais le contact crée l’intérêt qui influence sa mode de vie. Cet intérêt peut exister à tous les âges, comme les récits des gens qui n’ont pas commencé à apprendre des langues que lorsqu’ils ont une vingtaine, une trentaine, ou bien plus tard!

Comment apprend-on alors? J’en ai tiré la suite:
  • Il faut du contenu intéressant et agréable à écouter.
  • Il faut être passionné par la culture cible.
  • Il faut être en contact constamment avec la langue.
  • Il faut être content de ne pas être parfait.
  • Il faut se faire plaisir avec le voyage.
J’ai aimé lire les rapports des blogueurs bien connus. Plusieurs ont répété les idées de leurs blogues ou vidéos, mais certains ont éclairé un peu leurs trajets personnels. Pour moi, deux rapports importants viennent de Mike «Glossika» Campbell et Stu Jay Raj. La volonté de Mike et l’excitation de Stu Jay se font voir sur la page. Ce sont des mots que je vais surement relire. J’ai beaucoup aimé l’article d’Anthony «FluentCzech» Lauder. J’entendais sa voix calme dans ma tête quand je le lisais. Ses vidéos sont un ilot de rationalité dans le monde parfois agressif et bruyant des bloggeurs et forums de langues en ligne. En fin de compte, si l’apprentissage des langues vous intéresse, je vous conseille de le lire. C’est un bon complément au Success with Foreign Languages: Seven who achieved it and what worked for them.

1 commentaire:

dilu a dit...

If you want to know more about my corrections, do not hesitate! You know how to reach me! Sometimes, it is really hard to suggest something as there could be more than one way to say it and I don't mean to say that the one I wrote is best.